Points à considérer à léchelle de la station
Conservation des chicots et des arbres à cavités
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La coupe à blanc et laménagement à courte révolution ne sont pas compatibles avec les exigences immédiates de la plupart des espèces fauniques qui, à un moment quelconque de leur cycle annuel, ont besoin de cavités dans les arbres. Lexploitation échelonnée des plantations et des peuplements éclaircis peut accroître la plage de maturité de ces stations. Lextraction sélective dune portion de la matière ligneuse dun peuplement, ou dun groupe de peuplements, est le type dexploitation qui se prête le mieux à la mise en oeuvre de prescriptions daménagement qui protègent ou améliorent lhabitat nécessaire à la plupart des espèces fauniques dépendantes des cavités ou qui en atténuent les effets négatifs. Pour la plupart de ces espèces, dautres éléments de la maturité du milieu forestier , notamment ceux ayant trait à lalimentation et au couvert, sont nécessaires au maintien de loccupation effective.
La plupart des espèces fauniques dépendantes des arbres à cavités ont des besoins différents en matière de nourriture, de couvert et despace. Un érable mort isolé dans un parterre de coupe à blanc peut servir de site de nidification au pic flamboyant, à lhirondelle bicolore ou à la crécerelle d'Amérique et être rapidement qualifié darbre utile à la faune : Ce nest toutefois quun aspect de la situation. De telles espèces choisissent des stations ouvertes ou partiellement ouvertes et, avec une exploitation intensive, manquent rarement dun habitat propice à leur nidification ou à leur alimentation. Ce ne sont pas les espèces les plus préoccupantes. Des directives daménagement forestier exigeant la conservation dune quantité nominale de chicots par hectare de parterre de coupe à blanc sont peu utiles, ou ne sont pas utiles, à la plupart des espèces fauniques dépendantes des cavités tant que la forêt en regénération na pas atteint au moins lâge de 20 ans. Les directives élaborées au profit des espèces fauniques dépendantes des cavités viseront à assurer en permanence le maintien de composantes mûres dans un peuplement forestier. |
![]() Ce grand bouleau jaune a été conservé pour la faune dans une coupe de jardinage. (Photo: G. Forbes) |
Le degré de maturité dun peuplement forestier doit être défini en fonction de paramètres écologiques et non pas économiques. Ainsi, un peuplement suffisamment « mûr » pour être coupé (comme un peuplement dépinette noire de 60 ans qui avait été planté dans un parterre de coupe à blanc scarifié) ne peut se comparer à un peuplement dominé par des épinettes rouges dun âge écologique de 150 ans qui sest régénéré naturellement après un incendie. Labondance des chicots devrait refléter lenvironnement post perturbation de ce type forestier.
Sources dinformation
Des études, surtout effectuée à lextérieur du Nouveau Brunswick, ont mesuré la sélection et lutilisation par les oiseaux et les mammifères des cavités des arbres. Hunter (1990) a résumé ces études principalement applicables à la région du nord est. De plus, deux études sur les espèces nichant dans les cavités des arbres sont en cours dans la forêt modèle de Fundy. Certains résultats préliminaires sont également présentés. On dispose aussi de données datant de 1983 et de 1984 sur la sélection des arbres à cavités (Parker, données inédites).
Principes généraux:
Concepts particuliers
Il est clair que les stratégies de gestion intégrée de la faune et des forêts doivent tenir compte des besoins et des préférences des espèces doiseaux nichant dans les cavités des arbres. Les données existantes révèlent aussi que la plupart des espèces primaires des cavités nichent dans des peupliers faux-trembles mûrs, dans le sud du Nouveau Brunswick, et dans des hêtres, dans le nord. Puisque la plupart des chicots sont vivants ou ne sont que partiellement morts, il est inutile de laisser sur pied des chicots morts comme sites éventuels de nidification pour la plupart des utilisateurs primaires nichant dans des cavités. Ces dernières peuvent toutefois utiliser ces arbres pour salimenter. Le DHP moyen du fût de ces arbres devrait osciller entre 30 et 50 cm. On ne connaît pas la répartition optimale de ces arbres nichoirs , mais on pense que 10 à 12 arbres/ha serait un nombre convenable. Des arbres isolés laissés sur pied comme nichoirs dans des parterres de coupe à blanc ont peu dutilité. En fait, les sujets isolés laissés sur pied ici et là dans des parterres de coupe ont, à de très rares exceptions près, très peu dutilité pour les oiseaux nichant dans des cavités. Le pic flamboyant, le merle bleu de lEst, lhirondelle bicolore et la crécerelle d'Amérique peuvent faire exception. Ce sont pour la plupart des utilisateurs secondaires des cavités.
Laménagement axé sur les oiseaux primaires nichant dans des cavités doit sinsérer dans le cadre de coupes de jardinage. Les méthodes de jardinage permettent de conserver des éléments de la forêt mûre ainsi que des arbres nichoirs potentiels, fournissant ainsi le couvert et les sites dalimentation nécessaires à la plupart de ces oiseaux.
Les arbres utilisés pour la nidification et lalimentation sont fort différents. La plupart des arbres utilisés par des oiseaux primaires nichant dans des cavités sont des feuillus vivants ou partiellement morts, habituellement des espèces de peuplier ou des hêtres. La majeure partie des arbres servant à lalimentation sont des feuillus ou des conifères partiellement ou entièrement morts. Malgré limportance que revêtent les chicots pour les oiseaux nichant dans des cavités, il serait erroné de ne conserver que des chicots et dabattre tous les arbres vivants de la forêt. Ainsi, selon les estimations, le pic chevelu a besoin de 160 chicots par 40 hectares dhabitat et le grand pic, de 14 chicots par 40 hectares (la plupart à des fins dalimentation et quelques uns comme perchoirs). Toutefois, le territoire du grand pic peut être douze fois plus grand que celui du pic chevelu. Par conséquent, le grand pic a accès à une plus grande superficie et donc à une plus grande variété de chicots.
Pratiques optimales recommandées pour les chicots et les arbres à cavités
2) Dans une région où sont menées des opérations de coupe à blanc, les aménagistes doivent disposer darbres nichoirs potentiels (peupliers faux trembles et hêtres vivants de 25 cm de DHP) et de chicots (arbres morts de 20 cm de DHP) ainsi que dune quantité appropriée de bois commercial. Dans les parterres de coupe de moins de quatre hectares, ils doivent conserver au moins 10 à 12 arbres nichoirs potentiels et 12 à 15 chicots par hectare. Les bouquets darbres sont mieux indiqués que les sujets isolés. Dans les carreaux de coupe à blanc de plus de quatre hectares, les aménagistes doivent prévoir de semblables proportions, mais ils se doivent de laisser sur pied des bouquets darbres plutôt que des sujets isolés. Il est préférable de conserver des arbres nichoirs potentiels en compagnie dautres arbres (des chicots ou simplement des essences non commerciales). Les arbres morts et gisants sont très utiles à certaines espèces doiseaux insectivores ainsi quà une vaste gamme dautres organismes vivants. Lors des opérations dextraction sélective, les aménagistes devraient sefforcer de conserver cet élément de la structure du peuplement subsistant. Les arbres morts ou gisants qui ne constituent pas un danger ou ne font pas autrement obstacle aux opérations dextraction sélective devraient être conservés comme composante importante de lécosystème forestier. Il convient de recommander den garder le plus possible plutôt que de préciser des proportions données.
Directives pour:
Taille des îlots
Connectivité
Âge des peuplements Dispositions concernant la composante mûre de la forêt
Intégration de la maturité aux calendriers d'exploitation
Plantations
Conversion des peuplements
Chemins
Aires protégées
Zones tampons en bordure des cours d'eau
Considérations sur lhabitat despèces particulières
Essences à statut particulier
Débris ligneux grossiers
Conservation des chicots et des arbres à cavités
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Information provided by:
Dr. Graham Forbes
Faculty of Forestry and Environmental Management at UNB
Last Update: Dec 17, 1997
This document: http://www.unb.ca/web/forestry/centers/cwru/fsnag.htm