POINTS A CONSIDERER A L'ECHELLE DU PAYSAGE
Aires protégées
| L'établissement d'un système d'aires protégées au sein des paysages aménagés protège ceux ci contre les effets connus et inconnus des diverses activités de prélèvement des ressources. Ces aires peuvent également, dans une certaine mesure, servir de jalons pour les études comparatives (Agee et Johnson, 1988). Le GFE et la FMF renferment toute une gamme d'aires protégées, allant du parc national (20 618 ha) aux aires de conservation plus petites (1259 ha). La superficie totale des secteurs actuellement désignés à titre de parc, de réserve écologique ou d'aire de conservation équivaut à 5,2 % du territoire de la FMF. Cependant, un certain nombre de milieux et d'éléments spéciaux du paysage ne se trouvent pas à l'intérieur d'aires protégées. | ![]() Les 206 km² du parc national Fundy peuvent servir d'écobanque pour l'ensemble du paysage. (Photo: G.Forbes) |
Un des rôles principaux des aires protégées créées dans la FMF est la constitution d'une réserve ou d'une source de matériel écologique en cas d'échec local du plan d'aménagement durable visant l'ensemble de la forêt. Pour que le réseau d'aires protégées puisse jouer ce rôle, il faut d'abord reconnaître que la plupart des aires protégées ont une superficie trop réduite pour pouvoir maintenir des populations viables de la plupart des espèces fauniques visibles . Les aires protégées doivent donc être considérées comme seulement le cur de l'écobanque de la FMF : pour que ces secteurs jugés assez importants pour être protégés demeurent viables, il faudra que les travaux d'exploitation visant les secteurs immédiatement voisins soient effectués avec le plus grand soin.
Il faut envisager l'élaboration de plans d'aménagement particuliers pour les terres voisines des aires protégées et pour les bassins versants situés immédiatement en amont. Ces plans particuliers devront prévoir l'utilisation de méthodes d'exploitations délicates, le maintien d'une connectivité avec l'ensemble du paysage et une surveillance écologique régulière garantissant que l'aire protégée joue le rôle qui lui est assigné dans le plan d'aménagement global. Les plans d'aménagement particuliers devront porter sur l'ensemble du ou des bassins versants renfermant l'aire protégée. De telles aires protégées entourées de zones tampons de taille variable faisant l'objet de mesures d'aménagement particulières ont d'ailleurs été prévues dans de nombreux programmes d'aménagement durable, dans le monde entier. Ces objectifs sont conformes à ceux du Programme sur l'homme et la biosphère (PHB), dont l'UNESCO fait la promotion sur toute la planète.
Deux projets en cours visent à répertorier les stations qui pourraient mériter une protection. Le premier projet, entrepris à l'échelle de la province, vise à protéger les grands processus écologiques ainsi que les éléments représentatifs du paysage. Le second projet, qui procède d'une analyse plus fine, vise à répertorier les éléments ayant une importance écologique particulière dans la forêt modèle de Fundy. Jusqu'à présent, nous n'avons pas essayé d'établir des liens entre les deux projets, qui se déroulent à des échelles différentes. Cependant, les deux projets, qui sont de nature itérative, devront tôt ou tard être intégrés.
Projet d'aires représentatives - Le ministère des Ressources naturelles et de l'Énergie a entrepris un projet pilote visant à évaluer dans quelle mesure les parcs et les réserves écologiques (classes I et II de l'UICN) assurent une représentation des régions naturelles du Nouveau-Brunswick. On souhaite ainsi établir les bases écologiques d'un réseau viable d'aires protégées garantissant la conservation in situ de la biodiversité ainsi que le maintien des divers processus écologiques dans un état dynamique et évolutif. Ces terres sauvages permettraient de conserver notre patrimoine naturel tout en créant certaines possibilités de développement dans les domaines de l'éducation environnementale, de l'écotourisme, des activités de plein air et de l'aménagement intégré des paysages. Elles serviraient en outre de jalons pour la surveillance écologique à long terme et fourniraient un fondement scientifique permettant de rajuster les plans d'aménagement du territoire et les stratégies de gestion adaptative de manière à ce qu'ils soient plus conformes aux configurations et processus naturels qui assurent la diversité des espèces, des écosystèmes et des paysages du Nouveau-Brunswick.
La méthode des aires représentatives consiste à interpréter les facteurs biophysiques associés aux éléments durables du paysage, qui influent sur la répartition géographique des espèces animales et végétales, pour obtenir une mesure indirecte de la biodiversité génétique, spécifique et écosystémique. Elle part du principe que les espèces ont évolué, à travers les ères géologiques et durant la période historique, en s'adaptant à des conditions écologiques qui peuvent être classées en catégories relativement uniformes, lesquelles peuvent à leur tour être délimitées sur une carte à titre d'unités écologiques distinctes. Un tel système de classification écologique, dont celui en cours d'élaboration pour le Nouveau-Brunswick, permet ainsi de décomposer le paysage en unités hiérarchisées fondées sur le climat, la géomorphologie, les sols et la végétation. Il s'agit ensuite de délimiter dans chaque unité une aire représentative de toute sa variabilité écologique, c'est-à-dire des divers types de matériau de surface, de relief et de végétation présents dans chaque zone climatique.
Pour tenir compte des processus écologiques plus subtils influant sur le maintien des espèces et des écosystèmes, il a aussi fallu adopter un ensemble de critères d'intégrité écologique permettant de déterminer la superficie minimale, la configuration et le régime d'aménagement des stations proposées pour le réseau d'aires protégées.
Le procédé technique utilisé pour choisir les aires représentatives était assez simple : on a reproduit sur transparent mylar des cartes au 1/500 000 et au 1/250 000 des écorégions, écodistricts et écosections, puis ont a placé ces transparents sur des cartes topographiques, géomorphologiques et pédo-lithologiques et appliqué une méthode itérative de cartographie. Les chercheurs ont aussi fait appel à leurs connaissances personnelles ainsi qu'aux données du NBGIC Provincial Map Book, sur l'utilisation du territoire. Comme les éléments spéciaux du paysage ne sont pas concentrés au même endroit, il a fallu choisir des emplacements qui permettaient de réunir sur un territoire restreint la plus grande diversité possible d'éléments topographiques et géologiques.
Même s'il était rarement possible de choisir des secteurs encore vierges , il était souhaitable qu'une portion appréciable de chaque emplacement soit relativement peu perturbée par des chemins, des habitations ou d'autres types d'installations, afin de pouvoir demeurer dans un état semi-naturel dans l'avenir, notamment dans le cas des aires centrales destinées à servir de jalons pour les études écologiques. Une analyse SIG en cours permettra d'évaluer dans quelle mesure les secteurs choisis contribuent à l'atteinte des objectifs de représentation et d'identifier les éléments négligés par le système.
Des critères d'intégrité écologique sont utilisés pour délimiter les aires centrales et en peaufiner les limites en fonction des perturbations naturelles, de la superficie minimale du domaine vital de certaines espèces et de divers facteurs liés aux habitats critiques, aux « points chauds » biologiques et aux éléments ayant une valeur culturelle ou scientifique particulière.
Il a été difficile de trouver des emplacements répondant aux critères de sélection en ce qui concerne la représentation des écozones et l'intégrité écologique des régions les plus développées de la vallée de la rivière Saint-Jean, de la côte du détroit de Northumberland et du sud de la province. Seulement trois emplacements ont été envisagées dans les limites de la forêt modèle de Fundy : les Glades (5400 ha); un secteur longeant la côte de Fundy à partir de la frontière du parc national (13 600 ha); un secteur plus perturbé près de Goshen (3800 ha).
Projet d'analyse des lacunes - L'analyse des lacunes vise à relever les lacunes, ou insuffisances, du cadre actuellement utilisé pour protéger la diversité écologique d'une région donnée. La première étape du projet d'analyse des lacunes de la forêt modèle de Fundy a consisté à répertorier les éléments de la diversité écologique en classant et délimitant des unités biophysiques.
Dans le cas des grands éléments relativement homogènes, le classement a été assez simple. Nous avons utilisé diverses techniques de télédétection et des cartes grossières des variations topographiques et géologiques. Pour les unités écologiques exigeant une résolution plus fine, comme celles ayant une superficie inférieure à 100 ha, il fallait employer d'autres méthodes : nous avons dû faire appel à des données ponctuelles, à des mentions de présence et à une démarche axée sur les habitats.
Nous avons évalué l'importance écologique de chaque secteur en fonction des critères suivants :
Nous avons tenu pour acquis que nous pouvions dresser une liste presque complète des espèces probablement présentes dans la FMF en examinant les spécimens d'herbier ou de musée et les cartes de répartition fournies par les clés taxonomiques et les guides de terrain et en consultant les experts locaux. Nous avons ainsi compilé une liste d'espèces qui comprenait les groupes suivants (en ordre décroissant du volume de données disponibles) : végétaux, oiseaux, mammifères, poissons et bivalves aquatiques d'eau douce. La seule espèce du FMF reconnue officiellement comme étant en danger de disparition est une moule d'eau douce du genre Alasmidonta.
Les mentions de présence nous ont renseignés sur les stations de chaque espèce, mais elles ne constituent souvent qu'un sous-ensemble incomplet et non aléatoire de la répartition actuelle. Pour répertorier les autres stations possibles de certaines espèces d'intérêt, il nous a fallu évaluer systématiquement, en fonction des habitats, la variation écologique fine existant au sein de la FMF. Nous avons donc d'abord établi les exigences écologiques de chaque espèce que nous savions associée à des milieux de petite superficie ou peu fréquents. Ces milieux sont les suivants :
· caps;
· crevasses et corniches sèches exposées;
· bois riches de feuillus tolérants;
· tourbières à sphaigne et bord de ces tourbières;
· rivages battus par la vague;
· sources salées situées à l'intérieur des terres;
· crevasses rocheuses humides;
· corniches calcaires humides;
· cédrières humides;
· marais d'eau douce;
· marais salés;
· étangs peu profonds et bords d'étang;
· prucheraies de versant.
Après avoir compilé une liste de ces milieux, nous les avons situés dans la FMF. Nous avons tenu pour acquis que ces milieux peuvent être définis par des caractéristiques abiotiques ou par des combinaisons de telles caractéristiques. Or, celles ci sont souvent déterminées par des espèces qui ont un effet structurant sur le milieu parce qu'elles créent les conditions nécessaires à d'autres espèces. Un bon exemple d'espèce à effet structurant est l'arbre, qui produit un couvert forestier. Pour chaque type de milieu retenu, nous avons dressé un profil de ces paramètres biotiques et abiotiques, en utilisant les bases de données disponibles sur les ressources terrestres. Les paramètres pour lesquels nous disposions de données avec référence spatiale sont les suivants ::
· le type de sol, la fertilité et le drainage;
· le type de couvert forestier (y compris pour les groupes d'espèces dominantes et pour les terres non boisées);
· les classes d'âge;
· toutes les terres humides de plus de 0,4 ha (inventaire des terres humides des Maritimes)
· la roche-mère;
· la délimitation des bassins versants.
Finalement, nous avons évalué sur le terrain toutes les stations que ce procédé nous avait permis de répertorier. Pour diverses raisons (destruction de certains milieux, absence de colonisation ou de persistance, etc.), environ la moitié des stations répertoriées ne répondaient à aucun des critères que nous avions fixés.
Description des secteurs d'importance
écologique relevés dans des terres de
la Couronne et dans la Concession 7
|
Nous avons relevé dans la FMF des stations et secteurs d'importance écologique totalisant 7661 ha, mais nous n'avons pas encore dressé une carte de ces stations et secteurs, parce qu'une telle carte soulèverait des problèmes de confidentialité et parce que des négociations sont en cours avec les propriétaires. 1. Ravins côtiers de la baie de Fundy Les onze ravins côtiers se trouvant à l'intérieur de la FMF ont été retenus. Ces ravins comprennent la rive de la rivière Goose se trouvant à l'extérieur du parc national, la partie de la rivière Point Wolfe située en amont de la limite du parc national et la moitié est de la gorge de la rivière Little Salmon. La décision de retenir les onze ravins était motivée par les points suivants. |
![]() Les profonds ravins boisés de la rivière Point Wolfe, dans le parc national Fundy |
2. Tourbières ainsi que lacs et étangs connexes du plateau de Fundy
Trois secteurs correspondant à cette description ont été recensés en bordure du plateau de Fundy, côté côte : la tourbière dite airplane bog, la tourbière dite curly grass fen, et le lac Dowdall. Chacun de ces éléments referme divers types de milieux tourbeux et les espèces associées à ces milieux, dont certaines sont rares au Nouveau-Brunswick et absentes du parc national Fundy (S. Clayden, comm. pers.). Les deux plantes les plus rares sont la schizée naine et la bartonie paniculée. Les lacs et étangs situés dans ces trois secteurs et d'autres stations semblables mais plus petites situées le long de la côte dans la FMF pourraient en outre héberger la salamandre à quatre doigts, qui n'a été trouvée qu'une fois au Nouveau-Brunswick, dans le parc national Fundy.
3. Caps de la baie de Fundy
Les caps de la baie de Fundy sont des formations rocheuses balayées par le vent qui parsèment la plus grande partie de la côte de Fundy, dans la FMF. L'exemple le plus spectaculaire est le cap Martin. De nombreuses espèces de plantes rares sont disséminées dans les fentes et crevasses de ces stations, dont le pâturin à fleurs glauques, l'euphraise de Rand, la saxifrage aïzoon et la primevère du lac Mistassini.
4. Marais côtiers et estrans vaseux de la baie de Fundy
La présence de caps escarpés limite la formation de marais salés et d'estrans vaseux le long de la côte de Fundy dans la FMF. Les deux plus grands éléments de ce type sont les embouchures des rivières Alma et Quiddy, qui hébergent un grand nombre d'espèces strictement associées à ce genre de milieu et servent d'aires d'alimentation pour les oiseaux de rivage en migration..
5. Peuplement de feuillus de la colline McManus
Une grande partie de la colline McManus se trouve sur des terres de la Couronne, en bordure du parc national, près du lac Wolfe. Le peuplement présente un vaste couvert d'érable à sucre et de hêtre à grandes feuilles et une flore de sous-bois diversifiée, bien que caractéristique de ce genre de peuplement. On y a trouvé une graminée peu commune dans la province, le millet diffus. Le peuplement a été recensé dans le cadre des inventaires antérieurs portant sur les aires naturelles critiques du Nouveau-Brunswick. Sur le plan esthétique, la colline est un élément important du paysage entourant le lac Wolfe, dans le parc national
6. Prairies à cypéracées et pinèdes grises humides du ruisseau Babcock
Près des Glades, sur des terres de la Couronne, on observe une série de prairies à cypéracées entourées de grands peuplements humides de pin gris. Les prairies hébergent de grandes populations de plusieurs espèces d'orchidées, dont un hybride rare entre le platanthère lacéré et le platanthère grandiflore. Les pinèdes grises poussent sur des sols organiques humides, et leur sous-bois est dominé par des sphaignes et des éricacées. Une plante rare, le monotrope du pin, pousse dans ce secteur
Description des milieux d'importance
écologique relevés dans des
terres privées de la FMF
1. Cédrière humide
La cédrière humide peut renfermer des ensembles floristiques très riches en espèces, dont des orchidées rares. Cependant, ces milieux ont tellement été détruits qu'ils sont aujourd'hui très peu communs dans la FMF et dans l'ensemble du Nouveau-Brunswick. De plus, ils sont soumis à des pressions d'exploitation croissantes, à cause de la forte demande actuelle pour le thuya occidental (cèdre). Il semble qu'une bonne partie de la flore du sous-bois ne survit pas à la perturbation, à moins qu'il y ait des sources de semence à proximité. Il est donc urgent de protéger les quelques cédrières non perturbées qui existent encore. Un tel peuplement a été trouvé dans la FMF, le long de la rivière North, près du mont Lewis. Ce peuplement de thuya occidental et d'épinette noire a une superficie de plus de 50 ha et héberge une vaste gamme de plantes peu communes, rares ou très rares du Nouveau-Brunswick, dont le cypripède royal, le platanthère de Hooker, le cypripède soulier et la renoncule à éventails.
2. Marais d'eau douce
Les grands systèmes de marais d'eau douce ne sont pas communs dans la FMF. La plupart sont petits et isolés, avec une superficie moyenne de moins de 6 ha. Or, les marais d'eau douce procurent un habitat de nidification à de nombreuses espèces d'oiseaux, dont des espèces de sauvagine, des râles et des butors. La société Canards Illimités gère en ce moment, en tout ou en partie, 12 marais d'eau douce situés dans la FMF. Cependant, la plupart des terres humides de la FMF ne font l'objet d'aucune mesure de gestion particulière. De plus, l'action de Canards Illimités porte principalement sur la sauvagine, et cette société maintient un niveau d'eau élevé pendant toute l'année, ce qui nuit à certaines espèces sauvages des terres humides, et notamment à certaines plantes..

Le marais Waterside, exemple de milieu d'eau douce
(Photo: G. Forbes)
3. Prucheraies
Les prucheraies sont rares dans la FMF, à case de leur exploitation passée, de leur conversion en peuplements plus intéressants sur le plan commercial et de la rareté relative des conditions écologiques convenant à la pruche. Jusqu'à présent, on a recensé 9 prucheraies dans la FMF, toutes de faible superficie
4. Forêts mélangées
Les pratiques d'aménagement qui étaient employées sur le territoire de la FMF ont modifié la composition de la forêt. Les peuplements renfermant une variétés de conifères et de feuillus et parvenus à un stade avancé de la succession sont peu communs. Deux peuplements importants de forêt mixte mûre ont été recensés dans la FMF : au bord du ruisseau Gibson (près de la gorge de la rivière Pollet) et dans la vallée du ruisseau Parlee. Les deux peuplements renferment un mélange de pruche, de pin blanc, d'épinette rouge, de sapin baumier, de frêne blanc, de bouleau jaune, d'érable à sucre et de hêtre. Le noyer cendré est présent dans la station du ruisseau Parlee. Plusieurs plantes de sous-bois rares ou peu communes au Nouveau-Brunswick sont présentes dans les deux stations, dont la pyrole mineure et l'orchis grenouille, dans la station du ruisseau Gibson, ainsi que le platanthère à grandes feuilles, la cystoptère laurentienne et la saxifrage aïzoon, dans la station du ruisseau Parlee.
5. Falaises et éboulis boisés
Les substrats rocheux qu'offrent les falaises, les escarpements et les éboulis sont des milieux particuliers qui hébergent souvent des espèces rares de plantes vasculaires, de mousses, d'hépatiques et de lichens. Des falaises où poussent des plantes rares ou peu communes sont disséminées dans toute la FMF et notamment le long des ravins côtiers, dans les hautes terres de Sussex et au mont Zachy-Jonah. Les escarpements se limitent aux hautes terres de Sussex, près de Rockville, et aux environs du ruisseau Parlee. Heureusement, les éboulis boisés échappent à la perturbation humaine, en raison de leur instabilité. Ils sont souvent occupés par une forêt mûre de feuillus tolérants, et, dans certains secteurs, il s'agit de peuplements purs d'ostryer de Virginie. On trouve des éboulis boisés dans les hautes terres de Sussex, au mont Zachy-Jonah, à Urney et dans la région de Hampton.
Options d'aménagement pour les types de milieux décrits se trouvant dans ces
stations
Nous recommandons une protection complète de tous les types de milieux que nous venons de décrire. Cependant, les activités suivantes pourraient être admises:
1. La chasse et la pêche sportives pourront être admises dans les secteurs où elles sont déjà pratiquées, comme dans les ravins côtiers de Fundy (pêche sporadique, sauf au saumon) et dans les tourbières du plateau de Fundy (chasse à l'orignal).
2. Dans certaines stations boisées, on pourra admettre certaines formes d'exploitation forestière, dans la mesure où ces activités :
Directives pour:
Taille des îlots
Connectivité
Âge des peuplements Dispositions concernant la composante mûre de la forêt
Intégration de la maturité aux calendriers d'exploitation
Plantations
Conversion des peuplements
Chemins
Aires protégées
Zones tampons en bordure des cours d'eau
Considérations sur lhabitat despèces particulières
Essences à statut particulier
Débris ligneux grossiers
Conservation des chicots et des arbres à cavités
The UNB Forestry Home Page
Information provided by:
Dr. Graham Forbes
Faculty of Forestry and Environmental Management at UNB
Last Update: Dec 17, 1997
This document: http://www.unb.ca/web/forestry/centers/cwru/fprotect.htm