PROJET DE RECHERCHE SUR LE GFE

UNB Faculte de foresterie et de gestion de l'environnement

DIRECTIVES D'AMÉNAGEMENT FORESTIER POUR LA PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ


Points à considérer à l'échelle du paysage


À l'échelle du paysage ou de la forêt, l'aménagiste doit tenir compte du type, de la taille et de la répartition des peuplements forestiers formant le paysage (voie la revue de Hansen et al., 1991). En effet, la biodiversité ne se limite jamais à un seul peuplement, quelle que soit la méthode utilisée pour la mesurer. Pour survivre, tout organisme doit être en mesure d'exploiter la combinaison de ressources dont il a besoin pour se nourrir, se mettre à l'abri, se reproduire et exercer une compétition efficace. Par conséquent, le type, la forme et la configuration des peuplements forestiers (où des “ îlots ”, comme nous désignerons dans le présent texte les unités formant la mosaïque de la végétation) sont des facteurs critiques de la survie de la plupart des espèces sauvages. Malheureusement, il s'agit aussi d'un des aspects les plus méconnus de l'écologie forestière, ce qui rend difficile l'élaboration d'objectifs normatifs pour l'exploitation et l'aménagement forestiers.

Les forêts sont des écosystèmes dynamiques qui n'atteignent jamais, ou atteignent très rarement, un état d'équilibre. Les forces qui régissent ces écosystèmes sont nombreuses et comprennent entre autres la succession, la sénescence ainsi que les perturbations dues aux insectes, aux herbivores, au feu et aux phénomènes atmosphériques (voir la revue d'Attiwill, 1994). En général, les écologistes classent ces perturbations en deux grandes catégories. La première regroupe les processus de grande intensité ayant pour effet de remplacer des peuplements entiers. Le feu en est un exemple. La deuxième regroupe les processus agissant à plus petite échelle et détruisant un seul arbre ou petit groupe d'arbres à la fois. Ce type de perturbation, dit “ par trouées ”, agit cependant sur une plus longue période, souvent de nombreuses années. Le premier type de perturbation produit des peuplements équiennes, tandis que le second produit des peuplements inéquiennes

Les diverses zones écologiques et les divers types forestiers du Nouveau Brunswick peuvent ainsi être classés en deux types selon que leur régime de perturbation prédominant agit par peuplements entiers ou par trouées. Si un des objectifs de l'exploitation forestière est la protection de la biodiversité, la méthode d'exploitation à privilégier doit produire des résultats semblables au régime de perturbation caractéristique de la zone ou du type forestier. En effet, la biodiversité du secteur exploité est adaptée à ce régime et a toutes les chances de se maintenir si la coupe produit une perturbation semblable. La figure 1 et le tableau 1 présentent respectivement les écodistricts de la forêt modèle de Fundy et les régimes de perturbations jugés caractéristiques de chacun. Les écodistricts qui se caractérisent par les deux régimes de perturbation sont subdivisés en grands types forestiers, et les types forestiers associés à chaque régime sont énumérés à l'annexe 3.


Figure 1.



Directives pour:
Taille des îlots
Connectivité
Âge des peuplements – Dispositions concernant la composante mûre de la forêt
Intégration de la maturité aux calendriers d'exploitation
Plantations
Conversion des peuplements
Chemins
Aires protégées
Zones tampons en bordure des cours d'eau


Considérations sur l’habitat d’espèces particulières
Essences à statut particulier
Débris ligneux grossiers
Conservation des chicots et des arbres à cavités


TABLE DES MATIÈRES

 

 

 


The UNB Forestry Home Page

 

Information provided by:
Dr. Graham Forbes
Faculty of Forestry and Environmental Management at UNB
Last Update: Dec 17, 1997
This document: http://www.unb.ca/web/forestry/centers/cwru/fandsca.htm