PROJET DE RECHERCHE SUR LE GFE

UNB Faculte de foresterie et de gestion de l'environnement


MÉTHODES D’ÉLABORATION DES DIRECTIVES
D’AMÉNAGEMENT FORESTIER


L’élaboration des présentes directives a nécessité plusieurs étapes. Lors d’une série de rencontres qui se sont déroulées en 1991 1992, les membres du Groupe de recherche sur l’écosystème de la grande région de Fundy ont préparé un programme de recherche qui a ensuite été accepté par les partenaires de la forêt modèle. Il importe de souligner que ce programme est le fruit d’un effort collectif et n’est pas dicté par les intérêts d’un seul chercheur. Une fois les recherches entreprises, nous nous sommes réunis chaque année pour faire connaître nos résultats et partager l’information et nos idées. Dans tous les cas, on a demandé aux chercheurs de veiller à ce que leurs travaux soient conçus de façon à fournir des prescriptions utiles d’aménagement forestier. L’élaboration des directives a également nécessité la mise sur pied de sous groupes de recherche qui avaient chacun le mandat de formuler une série de recommandations concernant leur domaine d’étude. Les sous groupes ont ensuite fait part de leurs constatations à l’ensemble du groupe de recherche..

Les directives présentées dans le présent document sont le fruit d’un consensus. Dans de nombreux cas, les recherches se poursuivent toujours et la majeure partie des recommandations pourront être un jour modifiées ou complétées. Nous avons tenté d’élaborer une série de recommandations axées sur des objectifs plutôt que simplement restrictives. Nous avons adopté cette approche pour donner aux gestionnaires des ressources un maximum de souplesse. Nous avons tenté de préciser en toute objectivité les attributs de la forêt nécessaires à la conservation de la biodiversité indigène et d’autres attributs écologiques. Cette approche s’harmonise avec celle du ministère des Ressources naturelles et de l’Énergie du Nouveau Brunswick. Nous nous sommes efforcés, dans toute la mesure du possible, de les faire concorder pour simplifier la tâche des gestionnaires et en considération de l’importance des travaux connexes déjà accomplis dans la province.

Ces directives comportent un élément nouveau : elles sont parfois présentées selon la Classification écologique du territoire (CLT). Une CLT consiste à grouper les communautés forestières en fonction de caractéristiques permanentes (comme le climat, la géologie et les sols) et d’autres éléments du paysage. L’utilisation d’une CET comme unité fonctionnelle de l’aménagement forestier est un exemple de stratégie de gestion de la biodiversité dite à une “ macro échelle ” (Hunter et al., 1988). Le Groupe de recherche sur le GFE préconise une gestion fondée sur ces unités écologiques. Ces diverses unités écologiques se caractérisent par des différences fondamentales que devraient refléter les objectifs rattachés à un paysage donné ainsi que le degré et le type d’exploitation qu’on y pratique. Dans de nombreux cas, il faut harmoniser ces objectifs, car des points de vue différents peuvent déboucher sur des types semblables d’objectifs. Prenons l’exemple de l’objectif lié à une superficie minimale d’îlot. Sur le plan de la gestion d’une espèce faunique donnée, comme la martre d’Amérique, il faudra peut être une un îlot boisé d’une superficie minimale pour conserver les conditions d’habitat nécessaires à cette espèce. Pour assurer le maintien des régimes de perturbations naturelles, il faudra peut être aussi une superficie minimale. Dans la mesure du possible, ces deux points de vue ont été harmonisés afin de simplifier la gestion


TABLE DES MATIÈRES

 

 

 


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Information provided by:
Dr. Graham Forbes
Faculty of Forestry and Environmental Management at UNB
Last Update: Dec 17, 1997
This document: http://www.unb.ca/web/forestry/centers/cwru/fapproac.htm